dimanche 1 mai 2011

poches passepoilées de Monsieur

Solène : "Alors voilà le deal. J'ai un patron de veste (du XVIII° of course) auquel je souhaite ajouter des poches et je ne sais pas trop comment faire. L'idéal, tu vois, serait des couper des fentes dans les panneaux du devant de la veste et de coudre des petits "sacs" derrière en guise de poches."
Mamie : "Il faut faire un passepoil."
Solène : "..."

Et voilà le résultat de l'explication grand-maternelle, à laquelle s'est ajoutée une fois rentrée à la maison celle de Petit Citron parce que ce qui me paraissait clair avec mamie à Roanne était devenu fichtrement compliqué toute seule à Paris.

1. dessiner un rectangle long comme la fente de la poche souhaitée et épais de 2 cm sur une pièce du même tissu que la veste large de 3-4cm de plus que la fente de la poche souhaitée et 5cm plus long que la profondeur de la poche souhaitée. (si vous n'avez rien compris, il y a une photo dessous qui est plus claire).

2. endroit contre endroit, épingler le panneaux de la veste sur lequel doit se situer la poche avec la pièce de tissu. Coudre le long des traits du rectangle la pièce et le panneau de la veste.
    la "pièce" avec son rectangle dessiné en noir épinglée sur le tissu
    3. couper la fente dans le tissu ET la pièce selon la forme suivante : >-<
la fente bien découpée
4. Retourner la pièce vers l'intérieur de la veste en suivant les lignes de couture. Replier la pièce de tissu entre les lignes de couture et la plier de façon à ce qu'elle comble le rectangle laissé vide pour l'instant par deux petit bourrelets de 1cm chacun (puisqu'on se souvient que le rectangle faisait 2cm d'épais, les deux bourrelets d'un cm le comblent). Bien galérer pour que ça ait l'air joli (étape longue qui nécessite un fer à repasser et une bonne maîtrise de l'argot).
ça finit par donner ça vu de l'envers (un jour où l'autre)
5. coudre le passepoil en commençant par les petits côtés qu'on coud sur l'envers (on ne verra pas cette couture de l'endroit du tissu. Puis coudre les deux grands côtés. Ces deux coutures se verront donc il faut s'appliquer à bien les mettre dans le sillon formé par la couture entre la pièce et le panneau de veste.  
le petit côté du rectangle dévoilé et prêt à coudre
6. coudre le deuxième panneau de la poche à la pièce (uniquement à la pièce hein, pas au panneau de veste! on ne voudrait pas voir d'affreuses coutures sur notre belle veste).

le deuxième côté de la poche, prêt à coudre
 7. c'est finit, éventuellement décorer avec des rubans, dentelles, rabats de poches... Dans mon cas j'ai tout mis !
les rabats de poches et la dentelle dorée. qu'on se rassure : les vilains plis n'existent plus ! 
Ouf ! 
PS : désolée pour la piètre qualité des photos. Comme pour une fois elles sont de moi, elles sont faites avec mon téléphone portable et ne sont pas très nettes. 

jeudi 21 avril 2011

préparer la journée grand siècle à Vaux le Vicomte

Cette année, la journée Grand Siècle de Vaux le Vicomte aura lieu le 22 mai, donc il est grand temps de se préparer. Les renseignements "officiels" sont là : journée grand siècle.
Pour moi, ce sera la robe à l'anglaise rouge revue et corrigée avec une nouvelle jupe crème. Et pour Jean, un habit en brocard crème et or et un gilet en soie naturelle crème. 
 Autant vous dire que rien n'est commencé parce qu'entre temps, il y a eu une pause "rideaux" :
J'adore ces photos, elles font tellement honneur à la libération de la femme !

dimanche 10 avril 2011

Tournure à Prague

Avant toute chose, sachez que les photos qui vont suivre ne sont pas triées, que la lumière et les contrastes n'ont pas été corrigés. Bref ce sont des "brouillons" mais j'étais tellement impatiente de vous les montrer que Jean a fini par céder et me les donner. Donc comme d'habitude les photos sont de : Jean Creative Commons License.
Et aussi : oui, nous sommes un peu fous !
Voici la robe à tournure, sur le pont Charles avec le château en arrière plan
Comme promis j'ai ajouté des noeuds en satin pour relever le rang de dentelle sur les manches. On le voit mieux sur certaines photos qui viennent. J'ai aussi trouvé des violettes en cellulose dans une échoppe du marché aux puces de saint Ouen tombés du camion. Ce qui m'a permis de recréer l'effet d'une "légère guirlande de pensées était posée sur ses cheveux noirs sans postiches ; une autre, toute pareille, fixait un nœud de dentelles blanches au ruban noir de la ceinture" d'Anna Karénine.
La coiffure est nulle, j'avais oublié les épingles à cheveux à Paris. Impossible donc de planquer cette frange so XXI°.
La cape est la cape de 1920 trouvée dans un grenier. Léger anachronisme donc mais personne ne s'est plaint !
La traîne est relevée pour ramasser le moins de poussière possible. Autant le dire, ça n'a pas vraiment fonctionné et tout est à porter au pressing !
A l'opéra (quand on est fou, on l'est jusqu'au bout !)
Et voici la même robe relevée sur les épaules, pour être plus "discrète"
Pour sa première sortie, cette robe-là a été gâtée. Malheureusement, je n'ai pas emporté l'éventail assorti, jugé trop fragile pour faire le voyage. Clairement, il manque à l'appel. 

vendredi 8 avril 2011

Inspiration pragoise

Quatre jours merveilleux passés à Prague, et voici quelques motifs photographiés de-ci de-là dans les rues et églises pouvant inspirer la décoration des pièces d’estomac. Attention, c'est du XVIIIème dur de dur !

Grille d'une chapelle de la cathédrale St Guy
Grille d'une chapelle de la cathédrale St Guy
Grille d'une chapelle de la cathédrale St Guy
C'est mon motif préféré et j'ai l'intention de m'en inspirer largement pour décorer la pièce d'estomac de ma robe à l'anglaise en cours de perfectionnement !
Grille du monastère Strahov
Grille du monastère Strahov
Grille du monastère Strahov
Grille du monastère Strahov

mercredi 6 avril 2011

annonce : la culotte du marchand vénitien a été retrouvée !

Merci aux habitants de la rue Boussingault qui l'ont retrouvée au fin fond de leurs placards, probablement oubliée lors d'une soirée (on se demande d'ailleurs comment le marchand vénitien est reparti!!).

dimanche 3 avril 2011

Ma robe à l'anglaise dégage sa fermeture à glissière

Au fil du temps une chose m'est devenue insupportable : la glissière au dos de ma robe à l'anglaise rouge.
aahhhhhh !
D'accord c'était mes débuts dans le petit monde fou fou fou des costumes d'époque mais pour notre gouverne et selon Wikipedia, la fermeture éclair n'a été inventée qu'en 1891 par un certain Whitcomb Judson (à qui nous pourrons désormais rendre hommage plusieurs fois par jour en remontant nos braguettes). Et comme le XVIIIème siècle n'a pas eu l'insigne honneur de connaître Whitcomb, je me dois de dégager la glissière de ma robe à l'anglaise.

Pour l'instant, celle-ci se ferme donc par l'arrière et est décorée sur le devant d'une fausse pièce d'estomac cousue au manteau de robe.
La pièce d'estomac (en rose) est cousue au manteau de robe (en rouge)
Mon projet est donc de découdre tout ça pour faire une vraie pièce d'estomac (à épingler sur mon tout nouveau coset!) et une fermeture sur l'avant.

samedi 2 avril 2011

opération corset XVIIIème : fini !

Tadam ! Mon corset XIIIème siècle est enfin terminé. Il a des fleurs, des rubans rouges : je l'aime. Par contre, qu'est-ce que c'est inconfortable ! Je l'ai fait à ma taille (sous-entendu pas plus petit, comme il l'aurait fallu) pour pouvoir continuer à respirer normalement, et malgré cette précaution je me sens... corsetée :-) 
Voici la bête. La mousseline blanche n'en fait pas partie mais elle préserve ma cyber-vertu, l'engin me faisant un décolleté  aussi profond que pigeonnant !
Et le laçage "de biais"
NDLR : le jean n'est pas d'époque !