Avant les grands discours, les photos (c'est quand même ce qu'on préfère dans un post sur un costume, pas vrai?). Mais ne vous réjouissez pas trop vite : je reprends le crachoir juste après.
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Discussion avec M. de Nemours, crédits photo : Thomas Hahusseau, 2013 |
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Avec François Dumont et Nemours dans le petit salon de la marquise, crédits photo : Thomas Hahusseau, 2013 |
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Une ballade dans le parc avec un médecin et un intendant, crédits photo : Fanny Wilk, 2013 |
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... et un petit tour en barque entre dames pour se rafraîchir, crédits photo : Fanny Wilk, 2013 |
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... pour finir avec jeu de puces auquel j'ai tout perdu, crédits photo : Thomas Hahusseau, 2013 |
Comme vous pouvez le voir sur les photos il a fait très beau et, comme vous devrez m'en croire, très chaud. Clairement, le noir n'est pas une couleur appropriée à un si franc soleil. J'étais d'humeur badine et me suis inventée toute une série de petites phrases - belles comme des camions - permettant de plaisanter un peu de la situation. Exemples, pour le fun :
Le veuvage est une douleur. Le veuvage au soleil est une douleur sans nom.
Si mes yeux sont secs d'avoir trop pleuré, mon corps, à l'inverse, trouve encore des larmes à verser.
Second handicap : la voilette. Outre que ça tient un peu plus chaud que de ne rien porter, la voilette est une vraie tannée lorsqu'il s'agit de passer à table. J'ai acquis une très bonne maîtrise du mouvement de balancier de la tête qui donne à la voilette un recul suffisant pour glisser subrepticement une fourchette chargée entre elle et le visage. Ce n'était ni classe ni efficace, et j'ai du laver la voilette à la main avant de me mettre au lit samedi soir parce que j'avais l'impression de me traîner un garde manger sous le nez. Vraiment pas classe on vous dit.
Pour le reste, je dois avouer que je suis très fière de ma tenue.
J'ai porté mon grand corps à baleines pendant deux jours et je n'ai eu aucune douleur ni aucun inconfort à déplorer. Je l'ai porté très peu serré, juste pour donner la bonne forme à mon buste (au diable la taille de guêpe).
La forme de mon cul me plaisait bien (ne pas prendre cette phrase hors contexte) et la robe en elle-même n'a pas bougé d'un poil. Aucun ourlet n'a craqué, les compères ont été sages. Le bonheur quoi.
Le petit fichu de mousseline blanche n'est pas génial en revanche : il donne beaucoup trop de volume dans la nuque, ce qui tient chaud (encore) et empate méchamment le visage. J'ai enfin compris pourquoi en lisant un post de Green Martha : les fichus ne sont pas de simples triangles de tissu, il faut les creuser dans la nuque pour qu'ils soient confortables.
et puis parce que c'était formidable, quelques mots sur le weekend.
C'était donc la première fois que je participais à un jeu de rôle grandeur nature... et probablement pas la dernière car j'ai vraiment adoré ça. J'ai été complètement happée par le jeu et l'ambiance.
Le cadre était magnifique, nous avons remarquablement bien mangé et, moi qui suis si nulle en résolution d'énigmes, j'ai fait marché mes méninges à fond les ballons pour sortir mes marrons vivants de ce panier de crabes en feu (le mix d'expression est une nouvelle figure de style qui montre à quel point c'était chaud patate).
Je l'ai déjà dit mais je le redis : merci à Fanny et Fenriss, qui ont créé tout ça, aux organisateurs qui ont vraiment géré, aux joueurs et non joueurs qui ont donné vie à la chose et à Thomas qui l'a joliement immortalisé.
Pour finir, voici une photo de groupe. Vous noterez parmi les costumes, quelques pures confiseries pour les yeux...
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crédits photo : Thomas Hahusseau, 2013 |