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mardi 20 octobre 2015

Ma garde robe 1879 en GN

J'ai participé il y a trois semaines à la seconde édition du GN Highlands. Alors autant vous dire que même trois semaines après, je garde un souvenir magique de ce weekend.
J'étais ravie de mon rôle, je me suis amusée comme une folle à être cette Isabella Perez, une Espagnole catho (tellement drôle à jouer !), un brin mère poule (là je voyais bien le pitch :-)) qui se fraye un chemin finalement sympa dans une société pas franchement amicale au premier abord. Au final, Isabella comme moi avons vécu un weekend assez extraordinaire.
Jean incarnait un Écossais sorti du rang, homme d'affaires efficace et aimant comme un homme de 1879 pouvait l'être (et je n'en dirai pas plus...). Tout ce que je peux dire c'est que le rôle lui allait bien aussi.
Ajoutez à ce casting une organisation du tonnerre et un cadre aussi beau que confortable, vous obtenez vraiment un excellent moment.
Alors encore une fois, merci aux organisateurs, Fanny, Fenriss et Hervé, et à l'association Les Amis de Miss Rachel. Merci aux PNJ et à tous les autres joueurs. Décidément, on reviendra !

Voici maintenant les photos de ce weekend, sur lesquelles on voit bien entendu les tenues réalisées pour l'occasion. Ce sont de belles photos, faites pour montrer des personnages et refléter leur personnalités. J'avoue avoir un peu regretté qu'elles ne montrent pas davantage les costumes, mais ce n'était pas leur objectif. Du coup, je pense que je ferai une séance avec Jean pour vous montrer ces tenues plus en détails.

Samedi - robe beige et rouge pour moi, kilt pour Jean 
(j'ai préparé un article sur la confection du kilt, ça vient)

Crédits des 6 premières photos : Jérôme Verdier - Photographe
 
  
Crédits des 3 dernières photos : Fenriss 2015



Bal du samedi soir - robe en velours bleu et dentelle noire pour moi, queue de pie pour Jean
C'est de ces tenues que j'ai le moins de photos, ce qui est dommage parce que je crois qu'on n'était pas mal...

Dimanche - robe noire et or pour moi et tenue de ville pour Jean

 Crédits des deux premières photos :  Jérôme Verdier - Photographe
 
 Vous pensiez que je savais broder... et ben non !
 Crédits des 3 dernières photos : Fanny Wilk 2015

Finalement, ça se voit sur les images qu'on était bien dedans !

jeudi 17 septembre 2015

Robe de bal natural form (5) : finie !

Je suis comme une gamine au soir du 24 décembre : j'ai trop hâte !
Ma robe de bal est fin prête et elle me plaît beaucoup. Je me suis clairement éloignée de mon modèle de base pour la décoration, je l'ai adaptée aux fournitures dont je disposais et aussi à mes envies.
Bon maintenant, il va falloir attendre DEUX SEMAINES pour la porter. 
 
 
 
Et en attendant, je commence ma tenue pour la journée du samedi./ Il faut aussi que je vous parle des tenues réalisées pour Jean...

jeudi 10 septembre 2015

Robe de bal natural form (4)

Et bien ça y est : je suis lancée et ne m'arrête plus !
Il n'y a toujours pas de fermeture, mais les petites manches relevées et plissées dans tous les sens sont en place. J'ai aussi fait quelques essais avec les fleurs.
Cette robe est vraiment très difficile à photographier, les tissus sont sombres et très chatoyants. Du coup avec un flash c'est luisant et sans c'est tout noir. Et bien sûr, ce sont des essayages de fin de couture, je ne porte ni jupons, ni corset (mais arbore une pelote d'épingles au poignet, vous noterez).
 
 
zoom sur les manches. Mignon, non?

lundi 7 septembre 2015

Robe de bal natural form (3)

 Après une longue pause, je reprends le récit de la confection de ma robe de bal natural form.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai eu du mal à trouver la forme juste pour la robe de dessus. Je ne compte pas moins de trois toiles différentes, sans parler de tous les ajustements faits sur chacune d'elles. Les formes les plus simples visuellement sont toujours les plus compliquées à atteindre je trouve.

Enfin, voici où j'en suis. Les photos sont prise à l'arrache, je ne porte ni corset ni jupons, juste le rembourrage des hanches et des fesses (parce que sans ça ne rend évidemment rien).
Ce qui manque aussi c'est un laçage pour fermer dans le dos. Pour l'instant ça tient avec des épingles, mais évidemment ça baille à fond!
 
 
Enfin, il manque encore :

  • tout un tas de "finitions" (dont l'ourlet et les petites manches, c'est pour dire si ce sont de grosses finitions)
  • les plissés (je n'en ai marqué qu'un avec des épingles ici, j'en prévois trois : un asymétrique à l'avant et deux de chaque côtés à l'arrière)
  • les décos, notamment les fleurs en tissus et tout un tas de trucs dingos que j'ai en tête (qui vont nous éloigner du modèle de base mais qui devraient quand même être jolis)
Les fleurs, puisqu'on en parle. J'ai choisi de les monter sur des morceaux de feutrine, que je coudrai ensuite à gros points sur la robe, de façon à pouvoir éventuellement les réutiliser sur une autre tenue mais surtout à pouvoir laver la robe sans les fleurs. J'ai fait deux essais, j'aime bien. 
Et oui, les couleurs vont flasher sur les tissus sombres !

vendredi 19 juin 2015

Comment faire une balayeuse

Petite pause dans mon récit sur la confection de ma robe de bal 1879, mais pas sans lien non plus : aujourd'hui, je vous parle balayeuse. 

Qu'est-ce qu'une balayeuse ?

Une balayeuse est une pièce de tissu et/ou dentelle qu'on fixe sous la traîne d'une robe et qui remplit trois objectifs :
  • Ramasser la crasse à la place de la jupe : la balayeuse est facilement détachable pour être plus facilement lavée ou changée que la traîne de la jupe.  
  • Ajouter du froufrou à la lisière de la jupe pour faire joli : ce froufrou est souvent dans une teinte contrastante par rapport à la jupe, et ça fait assez chic.
  • Donner de l'épaisseur à la traîne pour éviter l'effet vieille serpillière plate qui nous suit lamentablement. 
  

Comment faire ça ? 

Je vous dis comment j'ai fait la mienne, vous jugerez. 

D'abord j'ai découpé une pièce correspondant à la partie de ma jupe que je souhaitais protéger du sol. J'ai laissé une marge de quelques centimètres tout autour pour pouvoir ajouter une rangée de plis, de façon à ce que ces derniers ne dépassent pas trop de la jupe. 
J'ai ourlé cette pièce et ajouté un rang de plis plats bordés de dentelle. 
vue de l'endroit (face supérieure de la balayeuse, en contact avec la jupe)
vue de l'envers (face inférieure de la balayeuse, en contact avec le sol)
Ces précisions sur les faces de la balayeuse reflètent le principal débat que j'ai eu avec moi-même sur la confection de cette pièce : qu'est-ce qui doit être visible quand la traîne est à terre et qu'est-ce qui doit l'être quand on la relève (à la main ou avec un saute ruisseau et qu'on aperçoit ce qui se passe dessous)? mes réponses, qui n'engagent que moi : 
  • quand la traîne est à terre, on ne doit voir de la balayeuse que le bord des plis plats avec sa dentelle. Il faut donc que le côté où l'ourlet est joli soit sur le dessus.
  • quand la traîne est relevée, on voit le côté qu'on ne voyait pas lorsqu'elle était à terre. Je trouve plus sympa de voir les froufrous plutôt que la face lisse à ce moment-là. Donc il faut que les froufrous soient posés sur la face opposés à celle des plis plats.

Une fois ces décisions prises, j'ai fais des fronces (again?!?)

Puis j'ai cousue la balayeuse à très gros points sur la traîne de ma jupe.
Petit sans/avec de ma composition (l'angle n'est pas toujours exactement le même mais c'est difficile à faire en fait!) :
 

 
Et voilà ce que nous verrons en cas de retournement intempestif de la traîne :

vendredi 12 juin 2015

Robe de bal natural form (2)

Ces derniers temps, il y a eu de belles avancées sur le front robe de bal.

La jupe est finie !

Voici donc ma version, avec une traîne plus modeste que le modèle de base (j'avais prévenu). J'avoue que j'aime beaucoup cette profusion de froufrous : ça fait un bruit exquis quand on marche et me fait voyager direct en Espagne ! Ce qui aura son importance mais je vous dirai pourquoi plus tard...

Côté procédé, j'ai d'abord coupé la jupe selon un patron d'époque - visible page 8 du Janet Arnold, figure 28 - composé de 6 panneaux : un pour l'avant, un pour l'arrière et deux de chaque côté. ça fait beaucoup de découpe, mais c'est vrai que le rendu est chouette, près du corps à l'avant beaucoup de volume à l'arrière et une répartition très progressive du volume. J'avais déjà testé le patron pour mon jupon (dont je ne vous ai toujours pas parlé...).
J'ai assemblé tout ça et... posé un biais à l'ourlet. Alors non, ce n'est pas histo. Seulement j'ai radiné sur le tissu et coupé mes pièces sans me soucier du droit fil pour grignoter quelques centimètres. Ce qui fait que pour ourler, bonjour les dégâts. Le biais était la solution la plus propre. 
Où on voit aux reflets du tissu que j'ai coupé les pièces dans tous les sens
Ensuite, j'ai découpé des bandes de dentelle de 11 cm de large et tracé des traits sur le bas de la jupe tous les 10 cm (à faire à plat, avant que la dernière couture de la jupe ne soit faite, c'est beaucoup plus facile). Le plus compliqué est d'insérer harmonieusement des bandes en cours de route puisque, traîne oblige, je devais mettre 5 bandes de dentelle à l'avant et 8 à l'arrière. 
J'ai fermé la jupe, froncé, bâti et piqué les bandes de dentelle tout autour et monté une ceinture. 
Et voici le résultat :




 Aller zou, je m'attaque à la robe dessus !