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vendredi 6 mars 2015

Carnaval de Venise 2014 J2 : écossais ou costumes de scène XVII°

Suite des photos de Venise qui avaient mis un an à arriver. Aujourd'hui du gros lourd puisque je vous montre des costumes que vous n'avez jamais vraiment vus portés : Louis en Mars et Athénaïs en Vénus.

Probablement le plus gros ego-kiff de tous les temps pour Jean : se promener en golden Louis XIV dans Venise, afficher force ruban, dentelle et poule à son bras, et laisser "les autres" s'écarter pour nous laisser passer. J'avoue qu'il m'a fait un peur ce jour là ! Mais qu'est-ce qu'on s'est marrés !
crédits photo Fanny Wilk 2014
Jean a donc porté sa tenue de Louis XIV en Mars : 
Je l'ai déjà dit mais je me répète : cette tenue est certainement sa préférée. Vive la jupe culotte pour les hommes !

crédits photo Fanny Wilk 2014
Et pour moi, voilà la tenue d'Athénaïs au presque complet avec :
Je dis quasi complet car la colombe a été tellement écrasée pendant le voyage qu'elle n'est pas sortie et que l'étole fine a été remplacée par une cape plus épaisse (car à Venise, ça caille coco).
rencontre entre des écossais et des figures baroques, crédits photo Fanny Wilk 2014
crédits photo Fanny Wilk 2014
Même si je suis très déçue par mes plis canons sur la jupe de Vénus, je trouve que cette tenue claque pas mal. J'aime beaucoup la chemise : outre qu'elle est hyper agréable à porter (la soie, mes amis, il n'y a que ça de vrai), elle a vraiment cet effet "à poil mais habillée" des tableaux baroques. Le petit corset sous poitrine est aussi très mignon et bien confortable.

vendredi 23 mai 2014

Etre une femme (enceinte) à travers le temps

Vous vous souvenez peut-être de mes petites réflexions à deux balles sur l'influence du costume sur la vie des femmes ? Et bien en voici une autre !

Cet épisode d'adaptation d'un costume "à mon état" m'a amené quelques réflexions que je partage avec vous. Mon propos n'a aucune visée scientifique, il est juste basé sur mon ressenti perso. Car soyons clairs : je ne suis pas historienne, mais je réfléchis quand même parfois.

Pour la faire courte, je suis surprise et assez admirative de la façon dont la mode féminine a intégré les fluctuations du corps de la femme pendant des générations. Car même en dehors des périodes de grossesse (et encore plus pendant), nos corps changent. On prend du poids, et on en perd, et ce volume si beau dans la poitrine devient si laid dans les cuisses, et les vielles dames se voûtent... Et s'il est aujourd'hui il est impensable de tenir toute sa vie d'adulte dans le même jean, je pense sérieusement qu'il était envisageable de garder une robe toute une vie aux XVII° et XVIII° siècles. La relation d'adaptation réciproque entre le corps et le vêtement histo me semble être beaucoup moins déséquilibrée qu'on le pense parfois. Certes, les costumes XVII° et XVIII° modèlent violemment le corps. Mais derrière toute cette rigidité (que je ne nie pas) se cache quand même un vêtement qui est capable d'accepter des changements assez drastiques du corps. Quelque part (même si je n'aime pas ce genre de comparaison à la serpe), nos jeans de tailles standardisées qui ont l'air si souples et adaptables n'en font pas autant.

Cela m'amène aussi une réflexion sur la praticité des vêtements. On dit souvent que nos vêtements contemporains sont plus "pratiques". C'est vrai que pour prendre le métro et aller bosser dans un bureau de 4m², la robe ballante n'en impose pas au tailleur pantalon. Par contre pour fabriquer un bébé, le match s'inverse (rapport à ce que j'ai dit ci-dessus sur la capacité du vêtement à s'adapter au ventre qui gonfle). D'où ma question : pratique pour quoi ? 
Les femmes occidentales font aujourd'hui grosso modo 2 bébés dans leur vie, soit 18 mois de grossesse et 10 mois où c'est véritablement la galère pour s'habiller. 10 mois, sur 360 de fécondité (de 15 à 45 ans) -> 3% du temps, épiphénomène. Seulement, quand vous faites 10 mioches et que vous mourrez précocement à 40 ans, ça fait 50 mois de galère vestimentaire sur 300 -> 17% du temps, on n'est plus dans la même optique. Etre enceinte devient une véritable activité dans la vie d'une femme. Et sa tenue, quelque part... elle doit être pratique pour ça.
On pourrait même élargir, en étant un peu osé : si on considère que la fonction principale de la femme c'est de reproduire l'espèce*, le fait qu'elle porte des vêtements ouverts qui ne bloquent pas l'accès à son sexe n'est pas si débile que ça (inacceptable pour une occidentale de 2014, mais pas complètement déconnant du point de vue de la logique pure). De même que de porter des tenues qui mettent en valeur les caractères sexuels secondaires (poitrine et rapport taille-hanches).

Bref, je ne démontre rien, et ne conclue même pas grand chose, mais cette adaptation de tenue de bourgeoise a ouvert des nouveaux champs de réflexion chez moi. J'aimerais bien savoir ce que vous en pensez...

* Attention à ne pas y voir un jugement de valeur. Je ne partage pas l'avis, je dis juste qu'il était répandu il y a 300 ans. 

mercredi 21 mai 2014

Loosers

Ah ! Non ! C'est un peu court jeune homme !
On pouvait dire... Oh Dieu... bien des choses en somme !
Agressif : pour acheter deux billets TGV,
Vous n'êtes pas foutus de vous organiser ?
Amical : je comprends, c'est vrai que c'est bêta,
Vous êtes par ici et vos costumes sont par là.
Descriptif : à 400 Km de distance,
Vous oubliez de voter pendant les réjouissances.
Curieux : n'avez-point de travail urgent
qui de vous amuser ne vous laisse le temps ?
Gracieux : vos chers parents seraient bien aise sans doute,
de revoir vos frimousses avant le mois d'août. 
...

Tout ça pour dire qu'une fois encore, nous ne serons pas à la journée grand siècle cette année, parce qu'on est des boulets et qu'on ne sait pas s'organiser. Je suis d'autant plus colère que je m'étais préparé un costume un peu original que j'aurais été très contente de porter à cette occasion. 

Vous le savez, j'explore depuis quelques mois la mode femme enceinte. J'ai essentiellement testé du XVIII° avec un corset et diverses tenues pour Venise (non les photos ne sont toujours pas traitées, peut-être un jour...) et un peu de XVII°. Pour varier les plaisirs, j'avais prévu de reporter la tenue de la bonne bourgeoise hollandaise du XVII° siècle, adaptée à ma condition du moment. Concrètement, je n'ai pas eu grand chose à faire. En tout et pour tout, il m'a fallu refaire une pièce d'estomac plus large. Oui, c'est tout. Récapitulons : 
  • la chemise reste inchangée, vu qu'on pourrait y tenir à deux.
  • les jupons et la jupe se portent taille haute. Bon là, certes, je les porte taille "très haute" et on voit un peu plus mes pieds. Mais ce n'est pas bien choquant. 
  • le corsage se ferme par laçage sur une pièce d'estomac. Il suffit donc de moins serrer le laçage au niveau de l'abdomen et d'avoir une pièce d'estomac un peu large. 
Voici quelques photos de la baleine historique !
 
 
 En plus, c'est assez flatteur comme tenue parce qu'en vrai, on en est là niveau bedaine :

lundi 10 mars 2014

La jupe d'Athénaïs

Je me voyais déjà vous faire un post "cocorico! elle est belle ma jupe!", et puis en fait non. Pour deux raisons :
  • De base, elle devait être décorée avec des grecques, comme la rhingrave de Louis en Mars. Mais le temps a manqué et je voulais absolument porter cette tenue à Venise. Donc, considérons-la comme inachevée.
  • Elle est relativement ratée, mes plis canons sont bien moches. 

Et pourtant j'ai choisi de vous en parler quand même parce qu'il y a du bon et du mauvais dans cette histoire de plis et que ça vous permettra peut-être d'éviter de faire les mêmes bêtises que moi.

Ce qui a marché
Je voulais monter des plis canons sur une jupe à traîne, en conservant le droit fil à l'ourlet (parce qu'ourler dans le biais, avouons-le, c'est compliqué et souvent pas propre). Sans surprise, si on ne veux pas toucher à l'ourlet, tout se joue dans la ceinture. C'est à ce niveau qu'il faut prévoir la longueur de la traîne.
En gros, à plat et avant couture du milieu dos (pensez d'ailleurs à laisser une fente dans le milieu dos pour pouvoir enfiler la jupe), la jupe doit ressembler à ça :


Dans les faits, chez moi, cela correspond à trois panneaux assemblés :
Sur la photo, l'ourlet est à gauche, la ceinture à droite, le milieu dos vers nous (on aperçoit d'ailleurs la fente pour ouvrir la jupe) et le devant en haut.

Ensuite, on réalise les plis canons comme si de rien était : faire des plis dans le biais est exactement pareil que dans le droit fil. ça pose 0 souci. Je ne vais pas vous remontrer comment on fait les plis canons, j'ai fait tout pareil que la dernière fois (c'est toujours aussi long mais de plus en plus facile car je sais où je vais maintenant).
En tout cas, ça marche : vous obtenez une jupe à traîne, avec un droit fil bien positionné.

Ce qui a foiré
Première erreur : les plis, justement. Je les ai fait trop hauts (de la hauteur de ma ceinture, soit 3,5cm) et par conséquence, pas assez nombreux (dans un même métrage de tissu, plus les plis sont petits, plus il y en a, logique). Du coup, j'ai du laisser trop d'espace entre chaque pli pour couvrir toute ma longueur de ceinture et ça fait franchement cheap.
=> conseil n°1 : calculez le nombre de plis que vous allez obtenir en fonction de la hauteur que vous leur donnez (métrage de tissu à plisser divisé par la hauteur de pli choisie) et l'espace que vous aurez entre les plis (longueur de ceinture divisée par nombre de plis). J'aurais tendance à dire, comme ça au vu de mon expérience, que cet espace ne doit pas être supérieur à 1 cm pour que ce soit beau. 

Seconde erreur : les fils de fronce. Comme la dernière fois, je les ai laissés dans les plis, pour aider ceux-ci à tenir. Mais, comme une débile, je les ai coupés trop courts. Du coup, ça tire.
=> conseil n°2 : ne déterminez la longueur des fils de fronce qu'après essai sur vous et jupe fermée. 

En gros, il faut que je refasse mes plis. Bon et j'avoue avec la séance d'auto-photo dans le miroir, on touche le fond !
 
Et voilà un beau zoom sur des plis trop hauts qui du coup... s'affaissent !

samedi 22 février 2014

Venise : nous voilà !

La coiffure, c'est pas mon truc. Ce weekend, j'ai fait quelques essais pour Athénaïs en Vénus, en mode cocker anglais. Bon c'est pas glorieux mais la photo est belle.

Venise : nous voilà !

lundi 10 février 2014

Petit retour en arrière : séance photos à la campagne

Pour notre mariage, nous avons donné à chaque table le nom d'un élément de costume ancien. Il y avait donc la rhingrave, les trousses, le bliaud, les plis Watteau et plein d'autres!
Nous avions préparé un cadre par table qui expliquait rapidement de quoi il s'agissait et qui montrait une photo de Jean ou de moi portant ledit vêtement. Ce fut donc l'occasion de faire des jolies photos de certains costumes lorsque nous n'en avions pas. Vous avez déjà pu voir ce que ça a donné pour la tournure et le bibi ou pour le corps à baleines et les paniers. 

Je vous montre aujourd'hui le chainse et la gigotte, parce que je crois bien que je ne vous ai jamais montré ces costumes en entier. 

Le chainse, de l’ancien français chainsil (qui désigne une toile blanche et fine de lin ou de chanvre), est un long vêtement du dessous, porté surtout aux XIIème et XIIIème siècles, par les hommes comme par les femmes. Il ressemble à une longue robe ample, plus ou moins resserrée à la taille. C’est l’ancêtre de la chemise qui sera très longtemps portée assez longue et sous les vêtements. Source des infos : Claire Lhermey, Mon Costume médiéval, mieux le connaître et le recréer. 
Ce chainse a été confectionné pour les découvertes médiévales de Saint Vincent de Barrès, où il n'aura finalement pas été porté car il faisait trop chaud. Il est entièrement en lin et cousu à la main selon un patron très simple composé de 4 rectangles (devant, derrière et deux manches) et deux goussets d'aisance sous les bras. 
Le haut-de-chausses à la gigotte est un type de culotte bouffante resserrée au niveau du genoux. Elle se développe dès le XVIème siècle, et connait son heure de gloire au XVIIème. Globalement, la culotte aurait d'abord été adoptée par les bourgeois tandis que les nobles lui préféraient des haut-de-chausses plus courts (type trousses) ou des vêtements ouverts. Source des info : Christine Bard, Une histoire politique du pantalon.
Cette gigotte là a été réalisée pour la tenue du marchand hollandais. Elle est en lin également et se ferme à la taille par des lacets. Pour info, elle est portée avec un pourpoint en velours avec manches amovibles. Les sabots étant trop petits, la séance n'a pas duré longtemps (dommage).
 

jeudi 7 novembre 2013

Une colombe pour Vénus

Ce blog va finir en blog de travaux manuels si ça continue.

Pourquoi faire une colombe ?
Parce que c'est l'oiseau de Vénus et que je souhaite compléter mon costume d'Athénaïs par cet accessoire qui, fixé à mon bras ou à un doigt, me permettra de prendre des poses. Tout est expliqué ici.

Comment faire une colombe, qui a quand même un peu l'air d'une poule ?
Vous aurez besoin : 
  • d'une boule en polystyrène
  • de plumes (moi j'ai pelé un vieux boa dont je ne métais jamais servi)
  • de fil de fer et de pinces en tous genres
  • de scotch (type protection contre la peinture) et de scotch double face

Vous noterez que les photos ont la classe américaine aujourd'hui
Sans grosse surprise, la boule constitue le corps de la colombe. Pour ajouter les ailes, le cou et la tête et la queue, piquer du fil de fer dans le polystyrène. Ne pas oublier de passer un fil de fer qui servira à tenir la bête. Pour que ce fil soit bien solide, j'ai entouré la boule de polystyrène avec, au lieu de le planter simplement dedans.
 
Recouvrir les surfaces ainsi créées de scotch de peintre. Pour ajouter du volume (comme pour le cou par exemple), coincer du papier sous le scotch de peintre. 
Recouvrir de scotch double face et coller les plumes (c'est moins dégueux comme ça, mais ça doit aussi marcher avec de la colle).
et voilà le travail. Elle est un peu ébouriffée car je pense que j'ai mal choisi les plumes du corps...
 

lundi 28 octobre 2013

Athénaïs en Vénus : les attributs et accessoires

Pour être une vraie déesse, il faut des attributs. Et Vénus en a une sacrée palanquée : le miroir, la ceinture, le coquillage, la pomme, la colombe... Je ne peux pas tout garder car je fais un costume de déesse, et non de sapin de noël. Toutefois je tiens à ce qu'on retrouve certains de ces signes dans mon costume (tout comme Mars arbore son armure et son casque).
And the nominees are :
  • les coquillages, qui seront parsemés dans ma coiffure. Facile à faire, même s'il me reste encore à trouver les coquillages. 
  • le miroir, sous forme d'un petit miroir à main pendant à la taille, qui me permettra en plus de minauder à fond. ça demande une petite réalisation pour donner un aspect baroque à l'objet mais c'est faisable.
  • la colombe. Je n'ai pas l'intention de m'attirer les foudres des amis des animaux (ni de me faire caquer dessus par une lointaine cousine des sales pigeons parisiens à qui il manque toujours une patte), donc ce sera une fausse colombe. J'ai le choix : soit une fausse colombe en papier , les ailes déployées, qui permettrait de prendre des pose bien baroques en l'accrochant à mon poignet, soit une broche au motif de colombe. Pour l'instant, rien n'est tranché, sauf que je ne trouve pas la broche idéale sur e-bay...
En tout cas, j'ai avancé sur un accessoire (youhou) : l'espace de châle vaporeux qui suit toujours les dames dans les portraits baroques. Je vous laisse aller vérifier sur les images que j'ai collectées au début, elles ont toutes (ou presque) un châle pour faire des effets derrière elles. Donc il m'en fallait un. J'ai l'intention de le porter attaché sur une épaule et à la taille sur le coté opposé. Je glisserai peut-être un fil de fer dans l'ourlet pour lui donner encore pus d'effet. 
La réalisation n'est pas vraiment compliquée, mais pas vraiment intéressante non plus : un rectangle d'organza saumon/doré (ouais c'est concept comme couleur, mais je suis nulle en couleurs) et un ourlet roulotté tout autour. 
 

samedi 14 septembre 2013

Athénaïs en Vénus : jupon à plis canons

Ou l'importance de bien choisir ses tissus...

Voici un premier jupon à mettre sous ma tenue d'Athénaïs. Je suis très partagée quant au succès de l'opération. D'une part je suis contente parce que j'ai réalisé mes premiers plis canons et qu'ils sont bien. De l'autre, je suis aussi très déçue parce que malgré ses beaux plis, le derrière est moche. Il ressemble à une robe à tambour de la renaissance, ce qui n'est pas du tout l'effet recherché. La raison est simple : j'ai un peu forcé sur la triplure (gros brocard que ma mère a utilisé pour recouvrir un sommier, l'idée semblait bonne) alors que le tissu est tout léger (polyester donné par ma mamie, qui imite la soie sauvage sans en avoir le craquant, en bref joli mais qui ne se tient pas). Du coup, ma triplure n'a pas de contrepoids et elle dicte sa loi dans mon dos. Coquine. A l'heure qu'il est, j'hésite sérieusement à plomber un peu l'ourlet pour la calmer. Je verrai si avec d'autres jupes dessus l'effet n'est pas un peu atténué. 

Il y a déjà beaucoup de choses écrites sur les plis canons. Mais comme il m'a fallu du temps pour visualiser l'affaire avant de me lancer et que j'ai pris quelques photos que je trouve assez parlantes, je vous les mets, je me dis que ça peut servir. Je ne me proclame pas experte du pli canon, c'est juste le principe de base. 
Trois propos liminaires : 
  • Ce sont ici des plis pour une jupe sans traîne. Avec traîne, c'est l'étape d'après. Pour que le droit fil soit toujours bon à l'ourlet, il doit falloir tricher un peu à la ceinture mais je vais me pencher sur cette question dans les jours qui viennent.
  • Le devant de ma jupe est froncé (je ne voulais pas de volume sur l'avant, sous la pointe de mon corset). J'ai choisi de fermer la jupe sur un coté, entre les fronces et les plis. C'est une erreur car la fermeture a été très difficile à cacher proprement. Si je devais le refaire (et ça tombe bien, je vais en refaire), je placerais la fermeture au milieu du dos, facilement camouflable entre deux plis. Par contre, ça nécessite de faire ses plis en deux fois.
  • C'est long à réaliser. Plus long que des fronces évidemment. Plus long que des plis plats. Enfin bref c'est long. J'ai monté la ceinture de la jupe en 4 heures : 30 minutes pour le panneau de devant froncé et 3h30 pour celui de derrière à plis canon. OK c'était une première mais quand même c'est long.

Pour commencer, on coupe les ceintures et les panneaux de la jupe et les bandes de triplure, on surfile les bords si on veut. Sur le bord supérieur du panneau de jupe, on retourne quelques centimètres de tissu sur la triplure. chose importante : la triplure doit se trouver bien au fond du pli de tissu, pour que vous l’accrochiez bien quand vous allez coudre les plis.
 Etape de la mort, on trace sur toute la longueur des traits :

  • parallèles au bord du tissu, que vos fils de fronces vont suivre.
  • perpendiculaires au bord du tissu. Chaque trait représente le milieu d'un pli. Donc ua final la hauteur de vos plis sera égale à l'espace entre vos trait. Il est très important que cet espace soit identique du début à la fin de l'exercice. Sinon, vous aurez des plis de hauteur différente, ça sera vilain et vous allez galérer pour caler tout ça sur la ceinture (vous êtes prévenus).
Chaque intersection représente un passage de fil.
On passe des fil de fronces selon les repères tracés. J'imagine que plus il y a de fils, plus c'est solide (parce que la bonne nouvelle du plis canon c'est qu'on laisse le fil de fronce à la fin. Youhouhou, au placard la décousette !)
 Après c'est juste très marrant : on tire sur les fils de fronces et les plis apparaissent tous seuls.
Ils sont beaux, ils sont bien rangés, ils sont bien réguliers, on les aime.
 Ensuite on prépare la ceinture comme on veut. Moi je me suis prise pour Goldorak et j'ai armé le truc comme une folle : triplure et points réguliers pour tenir le tout.
Jusque là c'est longuet mais on pige bien ce qu'il faut faire. Perso, c'est sur la suite que j'ai eu plus de mal à voir, malgré les nombreux schémas glanés sur le net. Le truc c'est qu'au final, les plis ne vont pas être verticaux (enfin c'est possible aussi mais pas là). Ils vont être horizontaux, parallèles au sol (d'où l'effet tambour si on choisit mal ses tissus). Par là même, les plis vont être perpendiculaires à la ceinture qui les tient. ET BIM CHOC CONCEPTUEL !
Donc si on y va doucement, on commence par coudre le sommet de chaque pli au bord supérieur de la ceinture (excusez le fil blanc sur tissu bleu, j'étais en dèche et n'avais aucune envie de m'arrêter là, pour vous c'est mieux : vous verrez bien mes points). Deux ou trois points, en prenant bien garde de piquer aussi la triplure dans l'épaisseur du pli.
On obtient une guirlande de plis bizarre dont on ne voit pas trop ce qu'on va faire. Le but de l'étape suivante va être simplement de replier la ceinture sur la tranche des plis. Comme ça :
Le plus simple est de retourner l'ouvrage. Oh miracle, ça ressemble à ce qu'on avait juste avant. Donc on refait la même chose : deux ou trois points pour lier chaque pli à la ceinture, en prenant bien garde de piquer aussi la triplure dans l'épaisseur du pli. On a ainsi cousu le dessous des plis canon.
Et c'est fini ! Maintenant, on comprend bien pourquoi, quand la ceinture est plaquée à notre taille, les plis partent horizontalement.
J'espère que les photos vous ont aidés. Lancez vous, c'est pas si sorcier et ça fait un cul d'enfer !

lundi 9 septembre 2013

Athénaïs en vénus : le corset 2


J'ai coupé chacune de mes pièces de corset dans le tissu et surfilé les bords. Il me faut maintenant décorer ces pièces, sans recourir à la broderie, puisque je ne brode pas (encore). J'ai utilisé des rubans, notamment de la soutache (c'est fait pour ça, même si c'est très marqué XIX°), et des perles en colliers ou libres, que j'ai cousus sur mon tissu pour dessiner le motif. Le motif justement est inspiré d'une grille de la cathédrale St Guy de Prague, que j'ai prise en photo il y a plus de deux ans. Il est plein de volutes, fleurs et feuilles et fait un peu baroque (bien que la grille soit XVIII°). Autre avantage il est de forme trapézoïdale, ce qui va me permettre de la glisser assez facilement dans ma pièce de devant de corset.
J'ai commencé par transcrire le motif sur du papier.
Puis je l'ai reporté sur l'envers de mon tissu et ai commencé à coudre les rubans et perles. La soutache est toujours un peu pénible à arrêter, parce qu'elle s'effiloche beaucoup. Ici j'ai choisi d'en tirer parti et de réaliser des glands à chaque extrémité.

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Aparté 1 : réaliser un gland en soutache

1) Faire un nœud à 1,5-2 cm du bord

2) Défaire la tresse de la soutache en aval du nœud

3) Couper les deux cordelettes qui servaient de trame à la tresse de la soutache
4) C'est fini !
 
 
 
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Voilà le résultat :
Face
Dos
Pour le montage, j'ai assemblé les pièces de tissu entre elles puis les ai cousues sur le haut et les côtés, endroit contre en droit avec les pièces de doublure/triplure. J'ai retourné délicatement. Puis j'ai fermé le bas à la main au point invisible, en prenant soin d'insérer les basques.
En cours de montage
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Aparté 2 : œillets de triche

Je voulais broder mes œillets pour qu'ils soient histo mais je ne suis pas très forte en la matière et mes œillets ne sont jamais bien résistants (en plus, comme Jean adore serrer les corsets en tirant des grands coups comme dans les films, les œillets craquent à la pelle). Alors j'ai opté pour une triche, que j'ai vu un costume il n'y a pas longtemps et que j'ai trouvé super maligne : j'ai posé des œillets métalliques sertis et j'ai brodé autour. Résistance et visuel OK !
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Photos de l'objet fini et deux conseils : 
  • Sur votre papier, faites des essais pour voir comment implanter les différents rubans et perles. En fonction de la couleur et de la texture, le rendu change beaucoup si on inverse simplement les rubans.
  • Créez du contraste. J'ai longtemps hésité à ajouter les perles noires et les cabochons rouges mais il n'y a pas photo : les motifs entièrement ton sur ton c'est joli mais ça ne se voit pas. Un peu de contraste rehausse tout de suite l'ensemble.